J'aimerais avoir un père !

Avant-propos : le texte suivant a été écrit à la fin de l'année 2008, sans intention de publication. Depuis mon père est [décédé] et j'en suis toujours heureux. Pour moi, pour lui. À l'époque je n'avais pas encore découvert ni écrit [L'effet miroir], encore moins mis en pratique ce génial enseignement. Depuis si. Comme j'ai gardé le texte dans sa forme d'origine, le remaniant très peu, il est plein de la colère et des jugements de l'époque. Cette colère était juste pour moi et même encore aujourd'hui il reste toujours un sens à cette histoire. C'est un témoignage générationnel, et c'est aussi pourquoi il se glisse dans le sommaire indigo. Beaucoup de ceux de ma génération et des précédentes ont vécu quelque chose de semblable avec leur propre père. Depuis les choses ont changées et les pères se sont assouplis en transformant complétement l'éducation qu'ils donnent à leurs enfants.
Soyons clair, mon père n'était pas plus con qu'un autre (on est toujours le con de quelqu'un), il avait même de belles qualités, et même si en théorie l'on a toujours le père idéal que l'on s'est choisi, le mien dans ma vie n'a pas été de tout repos. J'ose espérer qu'avec celui-là j'ai assimilé tout ce pour quoi je l'avais choisi avant incarnation. À moins que l'on m'ait forcé la main ? Et j'assume. Tant pis (tant mieux plutôt) si je ne respecte pas l'ordre inérent aux constellations familiales, je me respecte moi, et c'est ce qui m'importe en priorité en ces temps de boulversements planétaires.
Surtout ce texte était plein d'humour et l'est toujours. Bien écrit. Mon style, ma vie, mon œuvre. Il pourrait tout à fait me servir un jour pour une mise en scène, une pièce de théâtre, un speech humoristique ou quelque chose du genre. Je ne le renie donc pas, ne le réécris pas - au contraire - je le lis et le relis et me fends toujours autant la goule à chaque relecture. Jubilatoire. Peut-être en sera t'il de même pour toi ?...

J'aimerais avoir un père.
J'en ai bien un, mais c'est un con.
J'aimerais avoir un père. Un vrai. Pas un ersatz. Pas un semblant. Pas un con. Pas un tyran. Pas un pingre, pas un avare, pas un minable, pas un lâche, pas un peureux....
Pas un menteur, pas un tricheur….

Pas à pas, j'aurais aimé avoir un père. Un qui m'aurait soutenu, aimé, épaulé, appris. Un qui m'aurait souri et qui me sourirait toujours. Un qui aurait cru en moi et qui y croirait toujours. Un que la joie allumerait le cœur lorsqu'il me verrait ou même simplement m'apercevrait. Un qu'avec qui j'aurais pu avoir des conversations, des discussions, des échanges. Un qu'avec qui ça aurait été possible d'entendre, de philosopher, de parler tout simplement. Pas un qui ne sait que raconter des conneries sorties de tout contexte, de tout rapport, de toute vraisemblance.
Pas un qui, pris la main dans le sac, assis dans sa propre merde est encore capable de dire que non ce n'est pas lui, que c'est le chat, la société ou le gouvernement. Pas un qui cache toutes ses blessures derrière un humour à la mord moi le nœud, qui ne fait rire personne, même pas lui.
J'aurais aimé un père qui m'invite au restaurant et qui se préoccupe de mes amours, de mes projets, de mes réussites et de mes échecs.
Un chez qui la porte et le cœur auraient toujours été ouverts à n'importe quelle heure du jour et de la vie. Un que j'aurais aimé et admiré. Adulé. Comment veux-tu admirer un con ? Un traîne la misère ? Un imbécile ? Un avare ? Un mis en scène par Molière ?
Comment veux tu que j'aime la vie si la première personne à me la transmettre a toujours eu peur de moi ? Peur de ma différence, de ce que je représentais et représente, des mondes et des valeurs dont je suis porteur ? De mon indigude ? Comment veux tu que j'ai confiance en la vie, si la première personne qui m'a mis au monde me l'a fait craindre ? À coups d'engueulades, de punitions, d'insultes, de coups ? Comment peut-on aimer la vie si le premier homme croisé n'est qu'un cauchemar ?

Par dessus tout j'aimerais que mon père ne soit pas un tricheur. J'aurais aimé qu'à chaque fois qu'il m'a cogné (souvent) hors de lui et hors de proportions, pour des choses qui m'échappaient et pour lesquelles je ne me suis jamais senti coupable (ou si peu), j'aurais énormément aimé qu'après il ne fasse pas semblant que tout allait bien devant les autres. Les autres ? Ceux du second cercle. Ceux qui ne sont pas là au quotidien. Ceux de l'entourage secondaire. Les voisins, les amis, les commerçants, la postière, la famille éloignée. Par opposition à ceux du premier cercle. Le père, la mère, moi, les frères et sœurs. Ceux que l'on voit et côtoie au quotidien. Ceux que l'on aime ou déteste. J'aurais aimé et j'aimerais toujours que face aux autres il arrête de faire semblant. Qu'il arrête de jouer au mec bien, au mec plein d'humour, au mec  relax, au gentil. J'aimerai qu'il arrête de jeter de la poudre aux yeux, et qu'il soit tel qu'il est. Une crapule ? Soit. Mais une crapule franche. Pas un lâche tremblant de trouille devant d'autres qui s'approchent lorsque juste il vient encore de péter les plombs sur moi. Ou sur ma mère. Ou sur d'autres. Pas un qui triche, qui ment ou qui simule. Pas un mort de trouille face à l'idée que d'autres aussi (comprend ceux du second cercle) pourraient voir derrière son apparence.
J'aimerai avoir eu un père avec qui j'aurais pu aborder des thèmes philosophiques ou thérapeutiques. Avec qui j'aurais pu parler de cinéma art et essai. Un qui m'aurait emmené dans des expositions. Ou au théâtre. Ou voir de la danse. Pas un qui n'a aucune idée sur rien, qui a le mental figé depuis plus de 50 ans maintenant, et qui rabâche toujours les mêmes conneries.

J'aurais aimé que mon père ne soit pas un pingre. Un qui jette les peaux d'orange dans le compost parce que ça lui fait économiser les sacs poubelles que de toutes façons il pique au rayon fraîcheur de Leclerc. Pas un qui, lorsque je lui fais économiser 150€ sur la révision de sa bagnole, me dit que pour me remercier il me payera un café (alors qu'il sait que je n'ai jamais bu de café de ma vie) et qui rajoute : "à Leclerc parce que c'est moins cher". J'aurais voulu ne pas avoir un con comme ça comme père. J'aurais voulu avoir un père qui aime les choses pour ce qu'elles sont et non pour leur prix. Un père dont le frigo n'aurait pas une seule étiquette Eco de chez Leclerc. Un père classe, un père chic et choc. Un vrai marrant, un  vrai amoureux de la vie. Pas un qui en est même a économiser son souffle car ça coûte moins cher. Pas un dont l'unique sujet de conversation est le prix des choses, ou combien ça coûte, ou combien ça va lui coûter ? Pas un trouillard de la vie. Comment fait-on pour vivre sereinement lorsque l'on a un pingre trouillard de tout comme père ?

J'aurais aimé un père avec qui j'aurais pus avoir des échanges spirituels. Des conversations spirituelles. Oui je sais, je rêve complètement. Ses seules converses sont pour dire non à tout, être constamment de mauvaise humeur ou de mauvais poil, probablement de détester la vie entière mais de s'appliquer à ce que ça ne se voit pas. Pourquoi suis-je seul à le voir ? Pourquoi moi et pas d'autres ? Pourquoi lui ai je servi de punching-ball toute mon enfance-adolescence ? Pourquoi ma vie a-t-elle laissée faire ça et pourquoi personne n'a protégé l'enfant innocent que j'étais ? De quel karma monstrueux suis-je porteur pour avoir eu à vivre ça ? Quel monstre ai je pu être dans d'autres vies pour avoir eu ce traitement spécial briseur d'âme (et de bonheur) dès le berceau ?
Moi j'aurais été d'accord pour que mon père ait beaucoup d'humour. Mais du vrai humour. Celui qui te prend aux tripes et te fait franchement rire des pieds à la tête. Celui qui secoue tout ton corps de rire et de plaisir. Te fait chialler. De bonheur. De joie. De pétillement. Pas un truc de minable, même pas étiquette Eco de chez Leclerc, qui ne te fait penser qu'une seule chose : mais quel con ce type ! Car, ne t'y trompes pas, les cons ça existent. Les vrais cons ça existent. Ceux sur lesquels il y a consensus global, que même Sarko, Chirac ou Le Pen en conviennent : celui là c'est un vrai con ! Pourquoi ai je hérité de celui là ? Celui là il n'était même pas soldé, il ne se serait pas vendu. Personne n'en aurait voulu. Ni les chiens, ni les chats, les oiseaux, les rats ou les souris. Encore moins les hommes. Même l'hindou le plus pauvre préfère dormir au milieu de la foule à Delhi sans toit ni ami, plutôt que de se fader un père comme celui là. Un tyran comme celui là. Un empêcheur d'être et d'aimer. Un pue la peur, un pue la triche.

Moi j'aurais voulu un père qui me mette la joie au cœur, pas la colère dans l'âme. Comment je fais moi avec cette putain de colère ? Comment je m'en débarrasse ? À qui je la refourgue ? Comment je me sauve l'âme et le cœur avec un con pareil dans ma vie ?
Il parait qu'on attire le semblable à soi. Ah, merci bien ! Vous voulez ma [Mort] ou quoi ? Autant me flinguer tout de suite ! Directos ! Pardon ? Ce n'est pas permis ? Ce n'est pas bien ? Mais c'est quoi ici ? C'est l'enfer alors ? Le purgatoire et toutes les saletés associées.
Moi j'aurais voulu d'un père qui m'aurait proposé de construire une yourte sur son terrain, pas un qui s'en foute que je n'ai pas de toit au-dessus de la tête. Moi j'aurais voulu d'un père (et d'une mère aussi) qui vide les placards de le chambre qu'il a fini par consentir de me prêter pour l'hiver, afin que je puisse y poser mes vêtements et deux ou trois bricoles du style. Pas un où je dors par terre parce que mes fringues occupent le lit, seul espace disponible (bien que j'adore dormir par terre). J'aurais voulu un père (et une mère) qui auraient immédiatement fait un place parmi les meubles de la cuisine pour que je puisse y mettre quelques unes de mes victuailles. Un père normal quoi. Un aimant. Un humain. Et je ne te parle même pas de cuisiner pour son fils de temps en temps ou quelque chose comme ça. Non je n'ai pas cette exigence. D'ailleurs de mémoire d'Yv, je n'ai jamais vu mon père cuisiner pour les autres, encore moins pour moi. À l'époque de mon enfance-adolescence il avait sous la main une esclave corvéable à merci : ma mère. Le rôle avait l'air de lui plaire. Jusqu'à ce qu'elle finisse par rendre le tablier 20 ans plus tard. Une paye !
J'aurais voulu d'un père qui s'intéresse à moi. Profondément. Pas d'un dont la seule question humour à lui, alors qu'il habite Pidoux (sud ouest France), c'est de me demander si j'ai atteint Paris lors de ma sortie journalière à vélo.

Alors si je n'ai rien de ce que j'aurais voulu quesque je fais à encore me fader un trouduc pareil ? Je ne sais. C'est le seul père que j'ai. Pendant 30 ans je l'ai haï, m'en suis passé, et au bout de l'impasse de l'impasse de la souffrance, je n'ai pas trouvé d'autre solution que de revenir vers lui pour guérir mon passé. Guérir mon passé avec lui. Comment veux-tu guérir un passé avec un monsieur propre ? Qui, lui, n'a jamais rien fait ? Que ça a toujours été les autres. Jamais lui. À l'écouter c'est moi qui, à deux ans, lui cognais dessus. Jamais lui. Lui a toujours été parfait. Ça a toujours été les autres les fautifs, les coupables. Lui c'est le mec nickel. Pas vu, pas pris, ce n'était pas lui c'était son ombre. Circulez y'a plus rien à voir ! Encore heureux qu'il ne me fasse pas un procès pour quand enfant et adolescent je me laissais cogner par lui. C'était de ma faute après tout : je n'avais qu'à pas me laisser faire !
Moi j'aurais aimé un père qui partage et qui m'apprenne à partager. Pas un qui ramène les chocolats qu'on lui a offert et qui les planque de peur que je lui en bouffe un. Ou que je demande d'en bouffer un. Ce qui forcement le mettrait dans une pénurie épouvantable si je lui en bouffais un.
Moi j'aurais voulu un père qui n'aurait pas eu de télé, qui n'aurait pas été manipulé, abruti et conditionné par la poubelle télévisuelle et avec qui nous aurions été choisir nos dvd, nos bd, nos spectacles. Pas un crevant de solitude et de connerie devant la lucarne dévoreuse de chi.

J'aurais voulu un père bien, mais voila au moment de m'incarner je suis arrivé en retard, il ne restait plus que ce con là. On a du me forcer. Je ne vois pas d'autres solutions ? Je ne le propose même pas au marché de l'occase, et à donner, même avec sa retraite, personne n'en voudrait. Les gens sont fous, mais pas cons. En tout cas pas aussi con que lui. La preuve : personne n'est dans sa vie. Il est comme un con tout seul, dans sa grande baraque avec trois chambres vides (deux maintenant puisque je suis en provisoire dans l'une d'entre elles), assis en permanence à coté de son téléphone pour donner le change à ceux qui appellent. Pas fous ceux qui appellent. Le téléphone ça les protège de trop l'approcher. Et puis de faire semblant que tout va bien de part et d'autre ça ne mange pas de pain. Ni de foin. Chacun raccroche la conscience bien tranquille, le devoir de l'apparence bien rempli, la voix bien joyeuse d'avoir joué de part et d'autres aux gens heureux.
Qu'ai je fais à ma vie, dans ma vie, pour en arriver là ? Je ne sais. Moi je n'ai pas été : "pas vu pas pris ce n'était pas moi c'était mon ombre". Moi j'ai été : "plus je me réveille, plus je vois, et plus c'est un cauchemar". Je vais te dire : heureusement que mon père il n'a pas été chef d'état. Parce qu'alors là il aurait pu en zigouiller des gens qui le dérangeaient. De ces salauds qui ne pensent ou n'agissent pas comme lui. Des comme moi justement. Comme il zigouille les souris dès qu'elles osent se pointer ou qu'il emmure vivant le pauvre animal qui s'est réfugié pour l'hiver sous sa baraque. Tu parles d'une fraternité. Bonjour le cœur, bonjour le [Nousomtousfrèr !].
De quoi suis-je coupable ? Qu'ai je fais à l'humanité pour avoir à subir ça ? M'aimais-je si peu que je me voulais tant de mal ? Au secours ! Par où que c'est la porte de sortie !

Moi un père sympa j'en aurais bien voulu. Même des ersatzs. Même des blacks, même des arabes, des chinois ou des coréens. Même un omo (qui lave plus blanc).Tiens même un américain que ce sont pourtant les pires racailles que porte la terre actuellement. Mais non bernique. Aucun père de remplacement possible. Le modèle que vous avez est périmé et plus du tout échangeable maintenant. Vous devez boire la lie jusqu'au bout.
Jusqu'au bout ? Mais si le bout du jusqu'au bout je l'ai déjà largement dépassé, je fais quoi là ?
Vous vous démerdez, on ne veut pas savoir. Et n'allez pas l'abandonner sur la voie publique, ça ferait fuir les touristes, on serait obligé de vous verbaliser, puis de vous foutre un procès et vous devriez le récupérer et le cacher. Pourquoi vous ne l'attacheriez pas à sa télé ? Avec un peu de chance une émission plus nulle que nulle de chez nulle pourrait peut être avoir raison de lui ? Vous rigolez ? Dans la connerie, il sortira toujours vainqueur.  C'est le seul domaine d'ailleurs ou il sera toujours vainqueur. Ça n'aide pas pour l'optimisme à la vie, pas vrai ?
Pas vu pas pris, c'était son ombre, quesque tu peux faire avec ça ?
Je vais te dire : avec toute l'épuration de karma que je me suis tapé avec ce con, même pas original, la prochaine fois j'aurais droit (et gauche) au modèle Super Top de chez Super Génial. Là du coup je serais le premier à la porte incarnatoire (j'ai compris la leçon) et j'aurais le choix entre [Saï Baba], Gandhi, Krishnamurti, [Y'eshua], [Anna grand mère de Y'eshua], Mère, Sri Aurobindo, ou Rama lui-même. Que du top Gun de chez Super Class ! Je l'aurais bien mérité. Ce qu'il ne faut pas faire pour pouvoir un jour être engueulé par Sivananda ! Pardon ! C'est l'habitude. Je veux dire, pour pouvoir être aimé par Sivananda.

Et le pire ? Tu sais ce que c'est ? C'est que ce con là, mon père, malgré tout ça, j'ai du sentiment pour lui. Il m'a aussi aimé à sa façon, au milieu de ses doutes et de ses souffrances, de ses impossibilités et de ses peurs. Que même parfois il a été sympa, et que de toutes façons je n'ai eu que celui là. Ça ne se remplace pas, ne se rééduque pas comme en Chine. Il faut faire avec, et dépasser toute cette souffrance. La voir, la nettoyer et la transmuter. Un père à qui tu pardonnes, c'est 100 pères qui sont pardonnés à la suite. Et puis, bien sur, il peut bénéficier de certaines circonstances atténuantes, comme on dit.
- Atténuantes ? Mon cul, si tu crois que tes circonstances vont atténuer les blessures passées....
- Oui, bien sur, je ne parle pas d'atténuer tes souffrances, je veux juste dire que lui aussi a eu ses souffrances qui l'ont bloqué à vie et que lui n'a jamais affrontées, nettoyées et encore moins transmutées. Abandonné par son père à l'âge de 14 ans, ayant traversé deux guerres, même de loin, il n'y avait pas toute la connaissance psychologique, émotionnelle, mentale, spirituelle de nos temps actuels. Ni celle des indigos. Ni les soins, l'astrologie, le yoga, les canalisations, [Les enseignements], le [Pranisme], etc, etc…. Et que des pères comme celui là, à la parure de tyran, l'époque précédente en a porté tant et tant que l'on en perd le compte. Et la raison. Il est donc important de savoir se pardonner d'avoir eu à vivre des trucs comme cela. De mes générations, qui se souvient d'avoir été aimé par son père ? Peu à vrai dire. Seulement les privilégiés, les chanceux ou les bons élèves de la classe au karma d'or. Les autres ? Souffrances et négations, colères et révoltes, avilissements et dégradations, drogues et j't'en passe…
Il est l'heure de sortir de tout ça et de guérir. De pardonner, de se pardonner. De me pardonner. Je ne suis pas coupable, nous ne sommes pas coupables. Le passé n'existe plus, je vais bien dans le présent-présent. Il ne reste que ça. Connecté à mon souffle, à mon Moi, je me redresse, me verticalise, et rayonne enfin. Aimé de tous les enfants, aimant tous les enfants comme les miens, et tous les vieux comme les pères-mères que j'aurais aimé avoir.

C'est la transcendance-transmutation de l'amour dans la joie.

En vérité, il n'y a pas d'autre alternative.

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Om Namah Sadhana
Yv