21072010- Carte blanche
Tout ce que je vois en l'autre qui n'est pas amour infini m'appartient...
Je donne carte blanche à mon âme.
Kytee
16062010- La paix la plus élevée
La paix la plus élevée est celle qui harmonise les contraires.
Sylvie
08072009- Passeport pour où ?
Le quinzième jour exactement après mes vingt ans, dans une ville de France, au tournant d'un boulevard, ma vie a changé brutalement lorsque dans un crissement de pneus furieux et un claquement de portières, deux hommes, revolver au poing, ont bondi d'une Citroën de la Kriminal Polizei, m'ont ceinturé et emmené. En trente secondes, c'était fait. Je ne serais plus jamais un être de l'espèce humaine ordinaire. La gestapo, les interrogatoires sous les projecteurs électriques ; la nuit, le jour qui culbutent ; le pas des SS dans le couloir à l'aube. Fusillé aujourd'hui ? Fusillé demain ? Les cours gelées de Buchenwald ; les rails dans les carrelages immaculés des douches. C'est pour un bain ? Ou le nettoyage au gaz ? Et puis... et puis... La mort d'un homme, ce n'est pas grave. Mais la mort de l'Homme ? La mort d'un petit d'homme avec tous ses rêves, ses espoirs, sa foi en la beauté, sa foi en l'amour, sa foi en l'immensité d'une vie comme un trésor à conquérir, comme un continent à explorer, un secret à découvrir. Et puis... et puis rien. La mort, c'est quelque chose. Mais le rien ?
Ce quinzième jour de novembre du trente millième siècle depuis l'apparition de l'Homo sapiens, je me suis trouvé nu, saccagé, comme au commencement des Temps ou à la fin. L'Homme est mort ? Vive l'Homme ! Qu'est-ce que cela veut dire un cœur qui bat... sans sa science, sans ses évangiles, sans ses livres, sans pays, sans loi ? Tout est mort, ou pas né. II y a ce cœur qui bat, comme avant le Déluge ou après. Il y a ce petit d'une espèce terrestre qui regarde comme au commencement du monde, sur une grande plage nue où s'envole une mouette.
Et qu'est-ce que ça veut dire ce cœur ? Sans science, sans connaissance parce que toutes les connaissances se sont écroulées, ou ne sont pas encore nées ?
Un cœur, ça bat l'espoir, la foi, le Devenir. Ça regarde le monde comme une grande aventure à jouer. Et qu'est-ce qu'il y a à découvrir quand tous les vieux devenirs sont morts, quand toute la science humaine est morte, quand tous les dieux sont morts, ou pas nés encore ?
C'est terrifiant. C'est merveilleux.
Il n'y a plus d'espoirs. Il y a l'Espoir inconnu.
Et je me demande si ce petit d'homme-là, qui avait vingt ans et quinze jours, si ce cœur nu et vidé, n'annonce pas, bientôt, tant et tant d'autres cœurs d'enfants qui regarderont sur la grande plage nue du monde la nullité de leur science, la nullité de leurs bombes, la nullité de leur mécanique, la nullité effrayante, et merveilleuse, de tous les dieux d'Occident ou d'Orient. Et alors... et alors...
Nous ne sommes pas à la fin d'une civilisation. Nous sommes au Temps de l'Homme qui va naître. Nous avons assez joué au train électrique, à la pénicilline, au chromosome électronique. Et si c'était le temps d'un autre jeu ? D'une autre découverte dans un pur battement de cœur ? D'un homme inconnu sous son manteau usé ?
À vingt-deux ans, dans une rage, sorti de l'enfer, j'ai pris la Vie sur mes genoux, cette garce trompeuse, et je lui ai dit : maintenant, à nous deux, tu vas me dire ton secret, et pas d'histoires. Ton secret qui n'est pas des livres, pas de la science, pas de la mécanique, pas de l'Ouest ni de l'Est et d'aucun pays, mais du Pays de la Terre vraie. Ton secret qui bat dans mon cœur nu.
J'ai remué ciel et terre. J'ai tout essayé. Ah! j'ai voulu lui faire crier son secret à. cette chair d'homme dévasté, à cette Terre nulle et maudite, et merveilleuse. J'ai couru les continents ; j'ai écouté battre le fantôme des gongs de Thèbes et de Louksor ; j'ai plongé dans les pistes rouges d'Afghanistan et déterré des têtes gréco-bouddhiques, mais le sourire n'était toujours pas sur mes lèvres ; j'ai escaladé les pentes de l'Himalaya, creusé dans les nids d'aigle à la recherche du trésor des Princes Rajpoutes ; j'ai fumé l'opium comme on se noie ; j'ai martelé à toutes les portes de ce corps, mais le secret n'était toujours pas là ; j'ai plongé dans la forêt vierge de Guyane, écouté, la nuit, le cri des singes rouges comme un cœur bestial au début des mondes ; j'ai traversé le Brésil, l'Afrique, cherchant toujours la mine d'or ou de mica ou de n'importe quoi, mais cette Mine au fond de ma peau ne livrait toujours pas son secret ; je suis revenu me cogner dans l'Inde, j'ai empoigné le secret des yogis, j'ai médité avec eux, je me suis perdu avec eux sur des sommets raréfiés, mais la Terre, cette Terre ne disait toujours pas sa Merveille ; j'ai été mendiant sur les routes, j'ai usé ce corps jusqu'à la corde, j'ai prié dans les temples, frappé à toutes les portes, mais la seule Porte ne s'ouvrait pas qui comblerait enfin ce cœur.
Et puis j'étais nu encore, n'y avait-il donc pas d'espoir sauf d'empiler de l'électronique, des bombes, des fausses sagesses. Ou des vraies sagesses qui vous emportent au ciel mais laissent cette Terre pourrir sur deux pattes ?
Cette fois, j'avais trente ans.
C'était toujours le trente millième siècle depuis l'apparition d'un homme. Quoi ? Tout ça, tous ces millions d'années pour circuler en cravate avec une petite valise à la main et un tampon dans mon passeport. Un passeport pour OÙ ? un tampon pour QUOI ? Où donc était l'Homme comme une grande aventure, comme un secret à découvrir, comme un trésor inconnu ?
Je suis né à Paris. J'aurais pu naître à Tokyo, à New York. Mais naître au monde ? Naître enfin à quelque chose qui ne soit pas mon grand-père et mon arrière-grand-père et le baccalauréat de la famille et les livres empilés dans les bibliothèques mortes, et l'éternelle petite histoire qui se répète et se répète en français, en anglais, en chinois et en homme qui meurt et meurt encore sans avoir trouvé ce qui fait battre ce cœur ni pourquoi l'envol d'une mouette sur une petite plage l'emplit soudain d'un souffle comme s'il pouvait voler ?
Mon passeport dit que je ne peux pas voler, sauf en Boeing 747.
Mais mon cœur dit autrement.
Et tout le cœur de la Terre commence à dire autrement. Un jour de mes trente ans, j'ai rencontré Celle qui disait autrement. Elle avait 80 ans, elle était jeune et riante comme une petite fille. On l'appelait "Mère". C'était à Pondichéry, au bord du golfe du Bengale.
Mère, c'est la plus merveilleuse aventure que j'aie connue. C'est la dernière porte qui s'ouvre quand toutes les autres se sont fermées sur rien. Pendant quinze ans, elle m'a emmené sur des chemins inconnus qui s'en allaient dans le lendemain de l'Homme, ou peut-être dans son commencement vrai. Mon cœur a battu comme pour la première fois au monde. Mère, c'est le secret de la Terre. Non, elle n'est pas une sainte, pas une mystique, pas un yogi ; elle n'est pas de l'Est ni de l'Ouest; ce n'est pas une thaumaturge non plus, ni un gourou ni une fondatrice de religion. Mère, c'est la découvreuse du secret de l'Homme quand il a perdu sa mécanique et ses religions, ses spiritualismes et ses matérialismes, ses idéologies de l'Est ou de l'Ouest. Quand il est lui-même, simplement : un cœur qui bat et qui appelle la Terre-de-Vérité, un corps tout simplement qui appelle la Vérité du corps, comme le cri de la mouette appelle l'espace et le grand vent.
C'est son secret, sa découverte que je vais essayer de vous dire.
Car Mère, c'est un conte de fées dans les cellules du corps.
Une cellule d'homme, qu'est-ce que c'est ?
Un autre camp de concentration... biologique. Ou un passeport pour... Pour où?
[Le mental des cellules] - Edts Robert Laffont
Satprem
21042009- Notre peur la plus profonde
Notre peur la plus profonde n'est pas d'être incapable. Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de toute mesure. C'est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus. Nous nous demandons :
«Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ?» En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Jouer petit ne rend pas service au monde.
Il n'y a rien de sage à rétrécir de telle sorte que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous.
Elle n'est pas seulement dans certains d'entre nous.
Elle est en chacun.
Et en laissant notre lumière briller, nous donnons incidemment aux autres la permission d'en faire autant. Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
M. Williamson
10042009- Nés avec l'Amour
Nous sommes nés avec l’Amour. Et nous avons appris la peur. Le voyage spirituel consiste à désapprendre la peur et à accepter le retour à l’Amour dans notre cœur.
L’Amour est un fait essentiel à l'existance. Il est notre ultime réalité, notre ultime but sur terre..... Voilà le sens de la vie.
M. Williamson
16032009- Le Hasard
Le hasard, c'est la forme que prend Dieu pour passer incognito.
Jean Cocteau

09032009- L'essentiel
- Et c'est quoi l'essentiel ? (silence, paralysé par cette question "fondamentale" : trouver une réponse).
- L'essentiel c'est ma liberté (c'est un peu court, mais je pourrais développer ultérieurement).
- Et c'est quoi ta liberté ?
- Ce que j'ai envie de faire, au moment où j'ai envie de le faire.
- Je retrouve la vie.
- Tu ne l'as jamais perdue.
- Oh si ! Je la perds souvent et sans savoir pourquoi. Tout à coup, elle s'en va et je me sens vide. Alors je suis vraiment mort.....
24022009- But
Si, .... la faiblesse de votre âme vous fait dire : Je ne connais pas réellement mon but, je vous rappelle celui-ci sans tarder.
Votre but est d’être le Soleil de ceux que vous aimez. Cela résume toutes les quêtes......
Le bonheur est comme une mer intérieure qui grandit. Un jour elle est si vaste qu’elle devient Océan et va se fondre dans l’Océan des Océans.
[Celui qui vient] - Edts Sois
Daniel Meurois, Anne Givaudan
23022009- Poser les bonnes questions
Le problème dans la vie n'est pas de trouver les réponses. C'est de poser les bonnes questions. Si la question est bien posée, elle trouve toujours sa réponse.
[La Prophétie des Andes]
James Redfield
22022009- Sagesse
Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne puis changer, le courage de changer ce qui est à ma portée et la sagesse de voir la différence.
Alors, nous pouvons te dire quelque chose de plus. Les humains ne sont que des esprits en visite dans ce monde et les esprits sont éternels. Les rencontres avec les autres sont des expériences et les expériences sont des relations éternelles. Le Vrai Peuple boucle la boucle de chaque expérience. Nous ne la laissons pas s'effilocher, inachevée, comme le font les Mutants. Quand tu t'en vas en gardant au fond du cœur de mauvaises pensées envers une personne et que le cercle n'est pas fermé, la chose se répétera plus tard dans ta vie et tu ne souffriras pas une seule fois mais maintes et maintes fois jusqu'à ce que aies appris la leçon. Il est bon d'observer ce qui se passe, d'apprendre et de s'assagir. Il est bon de rendre grâces, comme vous dites, de bénir et de partir en paix.
[Message des Hommes Vrais au Monde Mutant] Edts Albin Michel, Edts J'ai Lu
Marlo MORGAN
21022009- Obéissance
L'obéissance n'est pas la création, par conséquent, elle ne pourra jamais engendrer le salut.
L'obéissance est une réaction, tandis que la création est un pur choix, non dicté, non requis.
Le pur choix engendre le salut à travers la pure création de l'idée la plus élevée en cet instant même.
La fonction de l'âme est d'indiquer son désir et non de l'imposer.
La fonction du mental est de choisir parmi ses possibilités.
La fonction du corps est d'agir à partir de ce choix.
Lorsque corps, mental et âme créent ensemble, dans l'harmonie et l'unité, Dieu se fait chair.
C'est alors que l'âme se connaît elle-même dans sa propre expérience.
C'est alors que les cieux se réjouissent.
[Conversation avec Dieu1] - Edts Ariane
Neale Donald Walsch
20022009- Qu'est ce qu'il vous manque ?
Je vous le dis : il n'y a pas de Bouddha, il n'y a pas de Loi, pas de pratiques à cultiver, pas de fruits à éprouver. Que voulez-vous donc tant chercher auprès d'autrui ? Aveugles qui vous mettez une tête sur la tête ! Qu'est ce qu'il vous manque ?
Lin ji
09022009- Les fous
Si j’étais un détraqué, un fou, je ne serais pas en liberté.... Quoique, soit dit en passant, les fous ne sont pas tous enfermés.....
La preuve :
Libres sont les fous qui excitent des millions d’hommes contre d’autres millions d’hommes dans des guerres abominables..... Libres sont les fous qui acceptent cela.... Libres sont les fous qui votent pour ces fous.... Libres sont les fous qui détruisent la nature qui les fait vivre.... Libres sont les fous qui inventent et font fabriquer et ceux qui acceptent de fabriquer les bombes au napalm, les bombes atomiques, les bombes à hydrogène, les bombes bactériologiques, la bombe “propre” aux neutrons, ainsi que les engins de tous ordres inventés pour la destruction de toute vie à la surface du globe !
Tous ces fous sont en liberté !
[Contact d'outre espace] - Edts Arista
Pierre Monnet
22012009- Aveugles
Lorsqu’on fait tourner un âne pour mouvoir la meule d’un moulin, il fait cent mille en marchant ; pourtant, quant vient l’heure de le détacher, l’âne est toujours au même endroit que le matin. Ainsi y a-t-il des hommes qui marchent beaucoup mais n’avancent jamais. Lorsque leur soir arrive, ils n’ont rien vu, ni villes, ni villages, rien de ce que leurs semblables ont fait ni de ce que Dieu a créé par Ses forces et Ses anges. En vérité, ces hommes sont aveugles et malheureux. Ils ont souffert toute leur vie pour rien car ce ne sont pas leurs yeux qui n’ont pas vu mais leur cœur qui ne regardait rien.
[François des Oiseaux] - Edts Le Passe Monde
Daniel Meurois
05012009- Le bonheur est une trajectoire
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances,
quand on sera à la retraite...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La Vraie Vie ! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
Le bonheur est une trajectoire et non pas une destination !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
Cathy
29052008- L'aube d'une vie nouvelle
J’étais las de cette vie illusoire des plaisirs des sens : totalement dégoûté de cette prison du corps.
J’ai participé à des Satsangs avec des Mahatmas, et du nectar de leurs enseignements, je me suis imprégné.
J’ai traversé la forêt néfaste de l’amour et de la haine.
Très loin au-delà du monde du bien et du mal, j’ai erré. J’ai atteint les rives du prodigieux silence, et j’ai compris la magnificence de l’Être intime.
A présent, toute ma tristesse a disparu.
Mon cœur déborde de joie.
La paix a envahi mon âme.
Soudain j’ai quitté ma vie, et l’aube d’une vie nouvelle s’est levée.
J’ai fait l’expérience du Monde de la Réalité intérieure.
L’invisible a comblé mon âme et mon cœur.
Je me suis senti baigné dans le flot d’une ineffable splendeur. Et j’ai vu le Seigneur.
Au-delà de tous les noms, au-delà de toutes les formes.
J’ai compris que j’étais la Lumière.
Swami Sivananda
25042008- Qui de la poule ou de l'œuf ?
Qui de la poule ou de l'œuf est apparu en premier ?
- Cela dépend s'il s'agit de l'œuf dont est issu la poule en question…
- Ou si c'est l'œuf qu'elle a elle même pondu.
• Dans le premier cas, c'est l'œuf qui est apparu le premier.
• Dans le second cas, c'est la poule la première.
Yv
21042008- Tout est déjà là
Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté, mais réside là, tout prés, dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité. Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul, s’élever et retomber,
sans rien changer, et tout s’évanouit et commence à nouveau sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir. C’est comme un arc en ciel qu’on poursuit sans jamais
le rattraper. Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là et
t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou
mauvaises ; elles sont comme des arcs-en-ciel.
A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain. Dés
lors qu’on relâche cette saisie l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites en. Tout est déjà là. Ne cherche plus.
Ne vas pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire.
Rien à forcer.
Rien vouloir.
Et tout se fait tout seul.
Lama Guendune Rimpoché
12042008- Centimètre
Il n'est pas de notion plus fausse que celle de centimètre, car plus tu le regardes de prés et plus il parait être grand. Plus tu t'en approches et plus il s'immensifie jusqu'à ce que tu y disparaisses.
Et plus tu le regardes de loin et plus il devient petit jusqu'à s'effacer et disparaître.
Yv
24032008- Présent
- Quelle heure est'il ? demanda t'il.
- Oh, il est environ... puis je me rattrapai : ...il est maintenant.
- Et où sommes-nous ?
- Ici, mais...
- Ecoute-moi bien, m’interrompit-il, reste dans le présent. Tu ne peux pas modifier le passé et le futur ne se déroulera jamais exactement de la manière dont tu le prévois ou le souhaites. Il n’y a jamais eu de guerriers du passé, ni de guerriers du futur d’ailleurs. Le guerrier est ici, maintenant. Tes chagrins, tes peurs et colères, regrets et culpabilités, tes désirs et tes plans n’existent que dans le passé, ou le futur.
- Minute, Socrate. Je me souviens très bien d’avoir été en colère dans le présent.
- Certainement pas, dit-il. Ce que tu veux dire, c’est que tu as agi sous l’emprise de la colère dans un instant présent. C’est normal : l’action se déroule toujours dans le présent, parce qu’elle est une expression du corps, qui ne peut exister que dans le présent. Mais l’intellect, vois-tu, est semblable à un fantôme et, en fait, il n’existe jamais dans le présent. Il n’a pas d’autre pouvoir que celui d’attirer ton attention hors de l’instant présent.
Le guerrier pacifiste - Edts Vivez Soleil
Dan Millman